"effluves"
 

Ton ciel gris    depressif
Cache dans ton coeur
Un soleil subtil
 

Je n’aime pas les roses
Elles brûlent les plaies
Meurtries par l’amour
 

Sur une dalle de pierre
Un buste célèbre
Rappelle la vie
 

Devant les tombeaux fermés
Tu revois le visage
Des hommes de ta vie
 

Dans une robe grenat
Elle effeuille le manuscrit
De son corps
 

Chaque nuit
Est un tunnel sombre
Un détour vers le jour
 

J’ai vu des hommes
Caresser des rêves infidèles
Briser des vies d’innocence
 

Au fond d’un grenier
Ma mémoire retrouve
Des bribes de souvenirs
 

Tu combats les sirènes
Dont les chants
Sont de longs précipices
 

Sa robe feutrée
Glissait sur ses frêles épaules
Comme une ombre fanée
 

Sous un clair de lune
Deux amoureux
Caressant les étoiles

Sur la plage nue
Les soleils des jeunes filles
Pointent vers le ciel

© 1999 François-Bernard Tremblay
 
 

MENU | PETITES PROSES | POÉSIE URBAINE  | AUTRES LIENS